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Depuis des années, le mot « Accueil » a parasité les critiques contre l’Église, comme si c’était l’instrument de mesure de la façon dont l’Église tend la main à ceux qui sont réticents à se bousculer à sa porte. Tout récemment les médias ont applaudi à ce qu’ils sentaient comme une nouvelle forme d’accueil envers certaines catégories lors du Synode extraodinaire sur la famille en 2014.

"« Une femme oublie-t-elle son petit enfant ?
Est -elle sans pitié pour le fils de ses entrailles ?
Même si les femmes oubliaient, moi, je ne t’oublierai pas.
Vois, je t’ai gravée sur les paumes de mes mains. » Is 49, 15-16"

Que signifie « Accueil » ? Et quel accueil l’Église catholique réserve-t-elle ? Selon une étude récente de l’Université Bénédictine (à Lisle, Banlieue de Chicago) une forte proportion de catholiques considère qu’une communauté accueillante est un facteur essentiel de bonne pratique religieuse. Pour certains, ne pas se sentir bien accueilli est une incitation à aller voir ailleurs.

« Accueillir » signifie recevoir avec plaisir et hospitalité. « Accueilli(e) » signifie reçu(e) avec plaisir, joie et courtoisie. Ainsi, par définition, une église accueillante reçoit les gens gracieusement, avec gentillesse. Accueillir quelqu’un est un acte de charité, et donc un acte bienfaisant qui a naturellement sa place dans la vie de l’Église.

Mais en pratique, comment l’Église devrait-elle accueillir les gens ?

Dans le divin plan mystérieux du salut, la transmission de la grâce sacramentelle implique les êtres humains comme Ses vecteurs, et on sait trop bien que souvent nos attitudes guère charitables et nos façons de faire peuvent induire du ressebtiment plutôt que de la reconnaissance chez ceux que nous sommes appelés à servir. C’est ce qui accroche certains, particulièrement ceux qui critiquent l’Église. Ils ne discernent pas la grâce que Dieu propose parce qu’ils se laissent aveugler par les réactions moins que gracieuses des fragiles porteurs de la grâce.

Entraînés dans la chute, nous manquons à la charité et à l’accueil qu’on peut attendre de nous par moments. Mais nos défaillances nous révèlent une autre vérité sur la signification du mot « accueil » : un accueil authentique n’est guère facile. Il requiert du sacrifice de la part de celui qui accueille qui, imitant notre Seigneur, doit faire don de lui-même pour que l’autre puisse recevoir. Prendre conscience de cette vérité devrait nous inciter à l’indulgence et à rechercher quiconque n’a pas reçu l’accueil attendu.

On peut trouver dans la vie de Jésus comment Son Corps, l’Église, peut être accueillante. Il encourage les gens à le rejoindre (« venez, suivez-moi. » – « laissez venir à moi les petits enfants. »). Et, plus directement, Il s’invite chez les autres (« Zaccharie, je viens chez toi ce jour. ») L’accueil selon Jésus n’est pas une banale salutation, mais un authentique échange personnel qui amorce une relation — et, finalement, une amitié — avec l’autre.

"« vous que j’ai portés dès votre naissance,
soulevés depuis le berceau.
Jusqu’à la vieillesse je reste le même,
jusqu aux cheveux blancs je vous porterai :
moi , je l’ai déjà fait, moi je vous soulèverai,
moi , je vous porterai et je vous sauverai. » Is 46, 3-4"

Jésus interpelle Zaccharie – Niels Larsen Stevns (env. 1913)

Plus généralement, pour être accueillante, l’Église doit se consacrer à inviter les gens à une relation personnelle avec le Christ : c’est sa fonction. Et cette relation est plus que simplement spirituelle. Elle est sacramentelle, puisque l’Église transmet directement aux hommes et aux femmes la grâce divine afin que leur relation avec le Christ soit réelle, substantielle, fructueuse, et même physique par la réception de la Sainte Eucharistie. L’Église ne saurait être plus généreuse envers son peuple qu’en lui répandant la grâce.

Jésus est venu pour inviter les pécheurs à une relation personnelle par laquelle Il les transformerait peu à peu en Saints. Poursuivant Sa mission, l’Église, selon l’image employée par S.S. François, est un hôpital de campagne qui accueille les pécheurs avec la plus immense hospitalité, la grâce divine. Un accueil authentique ne peut donc jamais négliger le péché, à moins que le pécheur oublie pourquoi il a fait sa démarche vers l’Église.